Labo des Désirs du 5 au 9 octobre 2026 – « Prendre soin du monde »

En octobre, le Labo des Désirs entre au cœur de l’un de ses grands axes : Prendre soin du monde.
Prendre soin ne veut pas dire réparer à la marge, protéger de loin ou parler à la place de celles et ceux que l’on dit fragiles. C’est laisser d’autres corps, d’autres voix, d’autres expériences tenir le fil, ouvrir les gestes, inventer les formes.
Dans le prolongement de la vague de septembre, cette semaine fait du soin une pratique artistique, collective et sensible. On y traversera des propositions où les corps trans, queer, handicapés, empêchés, amoureux, non conformes ou simplement traversés par d’autres manières d’être au monde ne sont pas seulement des sujets à regarder : ils deviennent des présences qui agissent, composent, transmettent, déplacent les normes.
On dansera avec des personnes trans qui inventent leurs propres lignes et ouvrent un espace de puissance collective. On explorera les liens entre désir, amour, contrôle et abandon dans un duo queer où la relation devient matière chorégraphique. On fera théâtre depuis les GEMs, avec des personnes concernées non plus seulement participantes, mais guides d’une proposition. On retrouvera le noyau d’une beauté fragile, là où les gestes involontaires, les perceptions singulières et les corps non conformes élargissent notre idée du beau.
On questionnera la fabrique de la masculinité, ses nuages, ses poids, ses flottements, ses manières de tenir ou de tomber. On dansera depuis là où l’on est, dans la rencontre entre un corps valide et un corps empêché, pour déplacer nos représentations de la virtuosité, de l’appui et de la liberté. On arpentera et croisera les récits du matrimoine de quartier avec les Nouvelles Antigones. Et l’on cherchera aussi la queen qui sommeille en chacun·e, pour faire surgir des présences flamboyantes, joyeuses, indociles, jusqu’à un défilé-flash mob sur la place Caffo.
Certaines propositions rejoindront la scène du festival À Corps Perdus, dont le vendredi 9 octobre marquera l’ouverture. Le Labo devient un passage entre l’atelier et la scène, entre la pratique partagée et la performance, entre l’intime et le politique, entre le soin et la fête.
Les différences deviennent des forces de composition. Les corps ne sont pas invités à se corriger, mais à chercher leur puissance propre. Les voix ne sont pas convoquées seulement pour témoigner de ce qui manque : elles viennent ouvrir d’autres langages, d’autres gestes, d’autres manières de faire monde.
Prendre soin du monde, c’est accepter d’être déplacé par ce qui tremble. C’est laisser les corps aux manettes.
Et découvrir, avec eux, d’autres manières de danser, de jouer, de voir, d’aimer, de marcher, de transmettre, de faire commun.

Lundi 5 Octobre

10h à 13h. Atelier Théâtre “Voir la mer” par Julien Gourdin & GEMs de Marseille
Et si la mer devenait un miroir sensible de nos états intérieurs ?
Dans le cadre de sa recherche Voir la mer, initiée cette saison avec les GEMs (groupes d’entraide mutuelle) de Marseille, Julien Gourdin propose un atelier où la mer devient à la fois paysage, mémoire, espace de projection et surface sensible.
Mer d’huile, mer bouillonnante, mer balnéaire, mer crépusculaire : à partir de ses multiples visages, l’atelier invite chacun·e à composer un portrait sensible. Celui d’une émotion, d’un souvenir, d’un lien, d’un déplacement intérieur. Que vient réveiller en nous la mer ? Qu’est-ce qu’elle déplace, apaise, ouvre ou remue ?
À travers l’écriture, le mouvement, la voix, le son et l’image, les participant·es seront invité·es à explorer ce que ce paysage fait émerger en eux. Il ne s’agira pas seulement de raconter la mer, mais de laisser apparaître ce qu’elle met en mouvement : un rythme, une sensation, une mémoire, un silence, une façon singulière d’être au monde.
Dans ce Labo Prendre soin du monde, Voir la mer ouvre un espace attentif aux perceptions, aux présences et aux différentes manières de sentir. Un espace où le silence a toute sa place, au même titre que la parole, le geste ou le son.
Un atelier pour regarder la mer, peut-être, mais surtout pour écouter ce qu’elle fait surgir en nous — et composer à partir d’elle des portraits intimes, mouvants, partagés.

14h à 18h. Atelier Danse “To Possess is to be in Control” par Lili Prudence et Anthony La Rosa
Et si aimer, désirer, toucher, c’était aussi apprendre à ne pas posséder ?
À partir de leur performance To Possess is to be in Control, programmée au festival À Corps Perdus, Lili Prudence et Anthony La Rosa proposent un atelier autour du désir, du pouvoir et de la vulnérabilité dans la relation.
Deux corps, deux amants, un jeu de tension et d’abandon : qui mène, qui suit, qui domine, qui échappe ? À travers la danse, l’improvisation et la composition à deux, les participant·es exploreront les appuis, les distances, les regards, les prises, les refus et les déséquilibres qui traversent toute rencontre.
Dans ce Labo Prendre soin du monde, l’atelier interroge la relation comme une matière chorégraphique : comment s’approcher sans enfermer, se laisser toucher sans disparaître, être avec l’autre sans le dominer ?
Un atelier pour danser le désir comme un territoire fragile, puissant, queer, traversé par la possibilité du soin.

19h à 21h. Chaises musicales — Jam ouverte
Le Labo des désirs ouvre un espace de jeu et d’écoute partagée avec Chaises musicales. Une jam ouverte, vivante, où les sons circulent librement et se composent en temps réel.
Les lundis, les Chaises musicales invitent Yessaï , collectif de percussions et de Rythme Signé, pour faire vibrer le Petit Cab.
Yessaï est un collectif de percussions et de Rythme Signé. On compose ensemble, en temps réel, guidé·es par des gestes simples. Pas de partitions, juste de l’écoute, du rythme et beaucoup de plaisir à jouer ensemble.
Le Rythme Signé est un langage gestuel qui permet de créer la musique en direct. Un·e directeur·rice de jeu impulse, oriente, transforme. Les signes modulent le rythme, l’intensité, la hauteur, la texture du son.
Viens comme tu es, avec ton instrument, ta voix, ton groove.
Percussions fournies sur place !
Un laboratoire sonore ouvert à toustes, où l’improvisation devient un terrain de rencontre, de circulation et de joie partagée.

Mardi 6 Octobre

10h-13h Atelier Danse “Trouve la queen qui est en toi“ par Julie Marie
À l’écoute du mouvement :
Quand un mouvement apparaît-il ? Et que vient-il inventer ?
Avec Noyau d’une beauté fragile, Sofía Valdiri Méndez reprend le cœur de Beauté(s) fragile(s) pour en faire une forme condensée, portée par deux interprètes en situation de handicap. Une recréation qui interroge ce que les normes font aux corps, aux regards et à l’idée même de beauté.
Dans ce premier atelier, il s’agira d’approcher le mouvement avant même de vouloir le contrôler, l’expliquer ou le rendre beau.
Un élan, une respiration, un déséquilibre, un geste volontaire ou involontaire : tout peut devenir matière. Ce qui échappe, ce qui insiste, ce qui traverse le corps sans prévenir peut ouvrir une autre manière de créer.
À travers des pratiques d’improvisation, nous porterons attention à ce qui est déjà là : un tremblement, une direction, une tension, une suspension, une manière singulière de bouger. Le mouvement ne sera pas considéré comme une forme à corriger, mais comme une présence à écouter.
Dans cette rentrée qui fait vague, À l’écoute du mouvement invite à laisser apparaître des gestes qui ne cherchent pas à se conformer. Des gestes fragiles peut-être, mais vivants. Des gestes qui déplacent les regards et ouvrent d’autres perceptions. Un atelier pour sentir comment chaque corps invente sa propre écriture, et comment ce qui semblait accident, empêchement ou désordre peut devenir source de composition.
Sofía Valdiri Méndez est metteuse en scène, performeuse et directrice artistique de Point de Suspensions. À la croisée du théâtre et de la danse, elle développe une recherche sur les corps non normés, les perceptions singulières et l’élargissement de notre idée de la beauté.

14h à 18h. Atelier danse “Noyau d’une beauté fragile«   par Sofía Valdiri Méndez — Cie Point de Suspensions
À l’écoute du mouvement :
Quand un mouvement apparaît-il ? Et que vient-il inventer ?
Avec Noyau d’une beauté fragile, Sofía Valdiri Méndez reprend le cœur de Beauté(s) fragile(s) pour en faire une forme condensée, portée par deux interprètes en situation de handicap. Une recréation qui interroge ce que les normes font aux corps, aux regards et à l’idée même de beauté.
Composer avec l’autre : Que devient un mouvement lorsqu’il rencontre celui d’un autre ?
L’atelier prolonge la recherche autour de Noyau d’une beauté fragile qui sera présentée en octobre dans le cadre d’À Corps Perdus.
Il s’agira d’ouvrir le mouvement à la relation. Car un geste ne reste jamais tout à fait le même lorsqu’il est regardé, accompagné, soutenu, déplacé ou traversé par une autre présence.
À travers des pratiques d’improvisation, nous explorerons ce que l’autre transforme : par sa voix, son écoute, sa distance, son silence, sa proximité. L’autre pourra devenir un appui, une limite, un écho, une résistance, un trouble, une invitation.
Il ne s’agira pas de chercher l’accord parfait, mais de composer avec ce qui arrive entre les corps. Avec les écarts, les ajustements, les déséquilibres, les surprises. Avec cette matière fragile et puissante qu’est la relation.
Dans cette rentrée qui fait vague, Composer avec l’autre devient une manière de faire apparaître une beauté moins solitaire, moins lisse, moins attendue. Une beauté faite de présences qui se répondent, se déplacent et s’inventent ensemble. Un atelier pour transformer le mouvement en rencontre, et la rencontre en matière de composition.
Sofía Valdiri Méndez est metteuse en scène, performeuse et directrice artistique de Point de Suspensions. À la croisée du théâtre et de la danse, elle développe une recherche sur les corps non normés, les perceptions singulières et l’élargissement de notre idée de la beauté.

Mercredi 7 Octobre

10h à 13h. Atelier Écriture & Performance .
Arpentage du livre « Antigone  » d’e Sophocle par Jean-Marc Jugant 
Et si la vague nous obligeait à choisir ce que nous voulons sauver ?
Dans Quand viendra la vague, Alice Zeniter imagine un monde au bord du débordement. L’eau monte. Un couple s’est réfugié sur un rocher. Depuis ce poste fragile, il observe le naufrage qui vient et se met à décider qui mérite — ou non — d’être accueilli dans le monde d’après.
Le matin, nous arpenterons ce texte comme on entre dans une fable vive, drôle, inquiétante et terriblement proche de nous. Le livre sera partagé, fragmenté, mis en circulation entre les participant·es. Chacun·e prendra en charge un morceau, une voix, une question, une secousse.
Qui laisse-t-on monter sur le rocher ?
Qui juge ?
Qui accueille ?
Qui reste dehors ?
Et que devient l’amour quand il doit choisir à la place du monde ?
À partir de cette lecture collective, nous ferons émerger des fragments d’écriture, des prises de parole, des adresses, des listes de survivant·es possibles, des critères absurdes ou nécessaires, des gestes de refus, d’hospitalité, de panique ou de tendresse.
L’arpentage ne cherchera pas à expliquer le texte, mais à le faire résonner dans nos corps et dans notre époque : catastrophes annoncées, replis, désirs de refuge, tentations de tri, besoin de commun.
Dans cette rentrée qui fait vague, Quand viendra la vague devient une matière à penser, à jouer, à déplacer. Une invitation à se demander ensemble ce qui nous relie quand tout menace de déborder.
Le matin, le texte circulera de main en main. L’après-midi, il passera par le théâtre, les voix et les présences, dans l’atelier porté par Maurine avec deux comédien·nes autour de sa mise en scène.

14h à 18h. Atelier Balade et Performance “Croiser les Antigones” par Ornic’art
Et si le vivant n’était pas un décor, mais un partenaire de danse ?
À partir de sa création De chair et d’écorce, Milane propose une traversée sensible entre le corps, la nature et ce qui, en nous, cherche encore à parler le langage du vivant.
On partira de sensations simples : le poids du corps dans le sol, le souffle qui circule, l’écoute d’un paysage, la peau, l’écorce, l’eau, le vent, la pulsation du groupe. Comment un arbre déplace-t-il l’air ? Comment l’eau transforme-t-elle les formes ? Comment une feuille tombe, comment une meute se rassemble, comment un corps retrouve des appuis plus instinctifs ?
L’atelier invite à réveiller une danse archaïque et contemporaine, une danse qui ne sépare plus le corps du monde qui l’entoure. Une danse faite d’ancrage, de métamorphoses, de gestes communs, de liens au sol, aux autres, aux matières vivantes.
Dans cette rentrée qui fait vague, De chair et d’écorce ouvre un espace pour retrouver une part d’enfance sensorielle : celle qui écoute avant de comprendre, qui touche avant de nommer, qui s’émerveille avant d’expliquer. Ici, la nature n’est pas un thème. Elle devient une manière de bouger, de sentir, de respirer, de faire groupe.
Un atelier pour reprendre corps avec le vivant, retrouver des gestes de solidarité, et laisser émerger une présence plus sauvage, plus attentive, plus reliée.

18h à 20h. Chaises musicales – Musique improvisée, jam
Un laboratoire sonore ouvert à tous.tes, où l’improvisation devient un terrain de rencontre, de circulation et de joie partagée.

Jeudi 8 Octobre

10h à 12h30. Atelier Danse “Les nuages ne tombent jamais“ par Julien Rossin / Cie Les oiseaux perchés
Et si la masculinité pouvait devenir un nuage : mouvante, fragile, traversée, jamais figée ?
Cet atelier s’inscrit dans la recherche chorégraphique du spectacle Les nuages ne tombent jamais, co-créé par Julien Rossin et Nahuel Barrios, également programmé dans le cadre du festival À Corps Perdus.
Inspiré du spectacle Les nuages ne tombent jamais, également programmé au festival À Corps Perdus, cet atelier propose une exploration sensible des zones de vulnérabilité de la masculinité.
Entre danse expérimentale, hip-hop et écriture contemporaine, les participant·es traverseront plusieurs matières de recherche : le souffle comme point de départ du mouvement, la main comme masque ou langage, et le corps à corps comme espace de rencontre, d’appui, de résistance et de transformation.
Dans ce Labo Prendre soin du monde, il ne s’agira pas de figer une identité masculine, mais de la déplacer : éprouver le trouble, la fragilité, l’écoute, les présences qui apparaissent et disparaissent.
Un atelier pour faire émerger des corps nuageux — ni figés, ni assignés — et chercher d’autres manières de tenir debout sans cesser de flotter.

Atelier ouvert à tou·tes, sans prérequis.

12h40 à 13h40 Training danse “Munz Floor“ par Barbara Sarreau
« La Travaill’heureuse » : un accompagnement d’une heure dans l’extrême lenteur avec la méthode MUNZ ®. Cette méthode est faite pour nous. Pour tout le monde. Nous qui avons un corps, enfin je l’espère encore ! Comment tous les jours, nous le respectons ? Techniciens, secrétaires, directeurs, acteurs, musiciens, circassiens, danseurs et autres …. Comment mobilisons-nous les chaînes musculaires croisées ?  Libérer le corps des tensions musculaires, articulaires et nerveuses, permettant un ”reboot“ de la colonne. Après une heure, vous observerez les bienfaits sur la colonne vertébrale, les muscles et le système facial. Et sentirez les transformations de ce processus organique …

14h–18h Atelier TRANScenDANCE “ Être Soi ?! ” proposé par : Alice Jamet ( iel ) et Nath Consolini ( iel ) — Cie Essevesse
Un rituel de soin, danse, jeu de l’imaginaire
Et si être soi n’était pas une réponse, mais un chemin qui danse ?
Avec Être soi ?!, Alice Jamet et Nath Consolini proposent un atelier comme un rituel de soin, de mouvement et d’imaginaire. Un espace pour jouer, danser, respirer, chercher, questionner ce qui nous traverse et ce qui nous affirme.
Ici, il ne s’agit pas de définir une identité une fois pour toutes. Il s’agit d’ouvrir un espace où chacun·e peut éprouver sa présence, ses métamorphoses, ses doutes, ses élans, ses manières d’habiter son corps et de se relier aux autres.
À travers la danse, le jeu, la musique, l’improvisation et l’imaginaire, l’atelier invite à prendre soin de son “être là” : ce qui est joyeux, ce qui est fragile, ce qui est confrontant, ce qui cherche encore sa forme. Dans un cadre attentif et sécurisant, les participant·es pourront laisser apparaître des gestes, des images, des présences, des récits intérieurs.
Dans ce Labo Prendre soin du monde, TRANScenDANCE affirme que le soin peut aussi passer par la fête, le trouble, la poésie, la transformation et l’affirmation de soi. Les corps trans, queer, questionnants ou alliés ne sont pas seulement accueillis : ils deviennent des forces d’invention, de transmission et de composition commune. Un atelier pour laisser les corps aux manettes, ouvrir d’autres langages, et découvrir que l’on peut être soi en mouvement, en relation, en transformation.

Alice Jamet est psychomotricien·ne, musicothérapeute, artiste et formateur·ice. À la croisée du théâtre, de la musique, du mouvement et des sciences humaines, iel co-anime cet atelier en lien avec le spectacle TRANSenDANCE, auquel iel participe comme danseureuse et chanteureuse.
Nath Consolini chemine dans une recherche poétique autour de l’être, du vivant, du corps et de l’affirmation de soi. À travers l’écriture photographique, le mouvement et la présence, iel explore le corps comme un langage ouvert, sensible et toujours en transformation.

19h à 22h. Chaises musicales « Ma parole » Jam ouverte à La Camaraderie
Et si la parole devenait une musique à partager ?
Les Chaises musicales quittent la Salle des mouvements pour s’installer à La Camaraderie, bar mobile et solidaire, lieu complice du quartier de la Belle de Mai.
Chaque jeudi, le Labo des Désirs y ouvre un espace où les voix, les rythmes, les mots et les instruments circulent librement. Une scène ouverte où l’on vient jouer, improviser, écouter, chanter ou simplement être là.
Ici, ni programme ni hiérarchie : les morceaux se construisent au fil des rencontres, textes et silences deviennent musique et les improvisations fabriquent du commun.
Viens avec ton instrument, ta voix, un texte, un poème, une chanson… ou simplement l’envie de partager un moment.

Vendredi 9 Octobre

10h à 13h. Atelier Danse “De là où je suis” par Régis Tsoumbou Bakana / Cie DK-Bel
Et si danser depuis là où l’on est devenait une manière de reprendre place ?
Inspiré de la création De là où je suis, programmée au festival À Corps Perdus, cet atelier propose d’explorer la danse comme espace de résilience, de parole et de transformation.
À partir d’un dialogue entre deux corps, deux histoires et deux manières de traverser les bouleversements de la vie, Régis Tsoumbou Bakana invite les participant·es à chercher ce qui les met en mouvement : les appuis, les freins, les élans, les gestes qui permettent de dire autrement ce qui nous habite.
Dans ce Labo Prendre soin du monde, il ne s’agit pas de danser malgré un corps, mais depuis lui : depuis son histoire, ses limites, ses possibles, sa manière singulière d’habiter l’espace.
Un atelier pour transformer le “je” en “nous”, déplacer nos représentations de la force et inventer d’autres manières de tenir debout, ensemble.

Régis Tsoumbou Bakana est chorégraphe et interprète. Avec la Cie DK-BEL, il explore une danse engagée, inclusive, traversée par les récits de vie, la résilience et la rencontre entre corps avec et sans handicap. DK-BEL développe des projets chorégraphiques avec des danseur·euses avec ou sans handicap, et plus largement avec des publics en situation de vulnérabilité. Son travail fait de la danse un espace d’accessibilité, de transmission et de transformation des regards

14h à 17h. Atelier  Danse “Trouve la queen qui est en toi“ par Julie Marie
Composer avec l’autre : Que devient un mouvement lorsqu’il rencontre celui d’un autre ?
Dans la continuité de l’atelier du mercredi, ce second temps prolonge la recherche autour de Noyau d’une beauté fragile, recréation de Beauté(s) fragile(s) qui sera présentée en octobre dans le cadre d’À Corps Perdus.
Après avoir écouté ce qui surgit dans le corps, il s’agira d’ouvrir le mouvement à la relation. Car un geste ne reste jamais tout à fait le même lorsqu’il est regardé, accompagné, soutenu, déplacé ou traversé par une autre présence.
À travers des pratiques d’improvisation, nous explorerons ce que l’autre transforme : par sa voix, son écoute, sa distance, son silence, sa proximité. L’autre pourra devenir un appui, une limite, un écho, une résistance, un trouble, une invitation.
Il ne s’agira pas de chercher l’accord parfait, mais de composer avec ce qui arrive entre les corps. Avec les écarts, les ajustements, les déséquilibres, les surprises. Avec cette matière fragile et puissante qu’est la relation.
Dans cette rentrée qui fait vague, Composer avec l’autre devient une manière de faire apparaître une beauté moins solitaire, moins lisse, moins attendue. Une beauté faite de présences qui se répondent, se déplacent et s’inventent ensemble. Un atelier pour transformer le mouvement en rencontre, et la rencontre en matière de composition.

Cliquez-ici pour vous inscrire !

Vue d’ensemble sur les horaires :

Pour toute proposition concernant les chaises musicales (improvisations libres) merci de contacter Marine Quiniou à l’adresse mail suivante : marine@silex.email.

Crédit photo : Jean-Luc Woodman

La newsletter du Labo des désirs ? Cliquez ici / Contact via labodesdesirs@gmail.com pour plus d’informations.

Droit d’auteur © AM Ornic'Art | Audioman par Catch Themes