
En septembre, le Labo des Désirs fait sa rentrée. Mais ici, la rentrée ne signifie pas rentrer dans les rangs.
Elle commence autrement : par les corps, les voix, les souffles, les secousses, les élans. Comme une vague : quelque chose monte, circule, traverse, déplace, relie.
Du 7 au 11 septembre, on vient pour reprendre place, remettre les corps en mouvement, faire circuler les récits, fabriquer du commun à partir de ce qui tremble, résiste, danse, ralentit ou s’invente autrement. Pendant cinq jours, les propositions se répondront comme les courants d’un même paysage.
On traversera des vies bouleversées pour chercher comment la riposte peut devenir un geste partagé.
On retrouvera Silence Extase, comme une danse de retour et de métamorphose : après avoir traversé la fumée, ses effacements et ses passages, il s’agira de sentir ce qui persiste quand une forme disparaît, ce qui revient autrement, ce qui permet au corps de se refaire sans redevenir exactement le même.
On arpentera Quand viendra la vague pour faire du livre une matière commune, avant de le remettre en jeu avec AFTER, dans une expérience de théâtre où les mots se troublent, où la musique guide les corps, où d’autres manières de faire lien deviennent possibles.
On ouvrira un chemin de danse avec des corps qui déplacent les normes, inventent leurs propres lignes et préparent déjà une présence collective à venir. On approchera le noyau d’une beauté fragile : celle qui surgit des gestes involontaires, des déséquilibres, des relations, des corps qui ne se laissent pas réduire à ce que l’on attend d’eux. On retrouvera aussi le vivant comme partenaire de danse : le sol, l’écorce, l’eau, le vent, les appuis, les élans collectifs.
On ralentira jusqu’à sentir autrement ce qui nous relie aux paysages, aux matières, aux autres présences.
Cette rentrée ne cherche pas à lisser les différences. Elle les accueille comme des forces de composition. Au Labo, les fragilités ne sont pas seulement à protéger. Les corps empêchés, invalidés, minorés ou trop souvent regardés de travers ne sont pas seulement invités à témoigner. Ils prennent la main. Ils déplacent les formes. Ils ouvrent d’autres manières de danser, de parler, de jouer, de lire, d’habiter le groupe.
C’est là que se fabrique une citoyenneté sensible, concrète, traversée par les corps. Une citoyenneté qui commence dans la manière d’écouter une voix, de faire place à un rythme, de laisser une fragilité devenir puissance, de transformer une secousse intime en geste commun.
En septembre, le Labo ne reprend pas simplement son calendrier. Il reprend souffle. Il reprend corps. Il reprend joie. Une joie qui n’efface pas les blessures, mais leur donne de l’espace. Une joie qui ne sépare pas la fête du soin, la danse de la pensée, la beauté de la riposte.
La rentrée fait vague. Elle ramène avec elle des récits, des désirs, des corps vivants, des présences indociles. Et dans cette vague, chacun·e peut venir prendre place, perdre un peu l’équilibre, retrouver du souffle, entrer dans la danse, et recommencer autrement.
Lundi 7 Septembre
10h à 13h. Atelier Théâtre Dansé « Les vies bouleversées » par Aurélie Imbert
Que fait le fracas du monde à nos paysages intérieurs ?
À travers Les vies bouleversées, Aurélie Imbert ouvre un espace où les récits de guerre deviennent une matière sensible pour penser nos propres désirs de paix, de justice et de solidarité.
La guerre n’est pas seulement celle qui se joue sur les champs de bataille. Elle peut aussi être intime, silencieuse, invisible : une rupture, un exil, un traumatisme, une violence qui déplace nos vies et transforme notre manière d’habiter le monde.
Par le mouvement, l’improvisation, le théâtre et la danse, les participant·es explorent ces basculements et construisent un espace collectif où chacun·e peut déposer ses imaginaires, ses émotions et ses récits. Sans chercher à représenter les conflits, l’atelier invite à écouter ce qu’ils réveillent en nous : une peur, une colère, une impuissance, mais aussi une capacité à résister, à prendre soin et à rester vivant·es.
Aurélie Imbert est autrice, comédienne et metteuse en scène. Nourrie par la danse contemporaine, le cirque et les arts martiaux, elle développe un théâtre physique et poétique. Depuis plusieurs années, elle parcourt des territoires marqués par les conflits pour recueillir des témoignages qui nourrissent ses créations Les vies bouleversées et La Riposte, présentée dans le cadre du Festival d’Avignon.


14h à 18h. Atelier Danse « De chair et d’écorce » par Milane Cathala-Di Fabrizio
Et si le vivant n’était pas un décor, mais un partenaire de danse ?À partir de sa création De chair et d’écorce, Milane propose une traversée sensible entre le corps, la nature et ce qui, en nous, cherche encore à parler le langage du vivant.
On partira de sensations simples : le poids du corps dans le sol, le souffle qui circule, l’écoute d’un paysage, la peau, l’écorce, l’eau, le vent, la pulsation du groupe. Comment un arbre déplace-t-il l’air ? Comment l’eau transforme-t-elle les formes ? Comment une feuille tombe, comment une meute se rassemble, comment un corps retrouve des appuis plus instinctifs ?
L’atelier invite à réveiller une danse archaïque et contemporaine, une danse qui ne sépare plus le corps du monde qui l’entoure. Une danse faite d’ancrage, de métamorphoses, de gestes communs, de liens au sol, aux autres, aux matières vivantes.
Dans cette rentrée qui fait vague, De chair et d’écorce ouvre un espace pour retrouver une part d’enfance sensorielle : celle qui écoute avant de comprendre, qui touche avant de nommer, qui s’émerveille avant d’expliquer. Ici, la nature n’est pas un thème. Elle devient une manière de bouger, de sentir, de respirer, de faire groupe.
Un atelier pour reprendre corps avec le vivant, retrouver des gestes de solidarité, et laisser émerger une présence plus sauvage, plus attentive, plus reliée.
19h à 21h. Chaises musicales — Jam ouverte
Le Labo des désirs ouvre un espace de jeu et d’écoute partagée avec Chaises musicales. Une jam ouverte, vivante, où les sons circulent librement et se composent en temps réel.
Les lundis, les Chaises musicales invitent Yessaï , collectif de percussions et de Rythme Signé, pour faire vibrer le Petit Cab.
Yessaï est un collectif de percussions et de Rythme Signé. On compose ensemble, en temps réel, guidé·es par des gestes simples. Pas de partitions, juste de l’écoute, du rythme et beaucoup de plaisir à jouer ensemble.
Le Rythme Signé est un langage gestuel qui permet de créer la musique en direct. Un·e directeur·rice de jeu impulse, oriente, transforme. Les signes modulent le rythme, l’intensité, la hauteur, la texture du son.
Viens comme tu es, avec ton instrument, ta voix, ton groove.
Percussions fournies sur place !
Un laboratoire sonore ouvert à toustes, où l’improvisation devient un terrain de rencontre, de circulation et de joie partagée.

Mardi 8 Septembre

10h à 13h. Atelier Écriture & Performance .
Arpentage du livre « Quand viendra la vague » d’Alix Zenifer par Jean-Marc Jugant
Et si la vague nous obligeait à choisir ce que nous voulons sauver ?
Dans Quand viendra la vague, Alice Zeniter imagine un monde au bord du débordement. L’eau monte. Un couple s’est réfugié sur un rocher. Depuis ce poste fragile, il observe le naufrage qui vient et se met à décider qui mérite — ou non — d’être accueilli dans le monde d’après.
Le matin, nous arpenterons ce texte comme on entre dans une fable vive, drôle, inquiétante et terriblement proche de nous. Le livre sera partagé, fragmenté, mis en circulation entre les participant·es. Chacun·e prendra en charge un morceau, une voix, une question, une secousse.
Qui laisse-t-on monter sur le rocher ?
Qui juge ?
Qui accueille ?
Qui reste dehors ?
Et que devient l’amour quand il doit choisir à la place du monde ?
À partir de cette lecture collective, nous ferons émerger des fragments d’écriture, des prises de parole, des adresses, des listes de survivant·es possibles, des critères absurdes ou nécessaires, des gestes de refus, d’hospitalité, de panique ou de tendresse.
L’arpentage ne cherchera pas à expliquer le texte, mais à le faire résonner dans nos corps et dans notre époque : catastrophes annoncées, replis, désirs de refuge, tentations de tri, besoin de commun.
Dans cette rentrée qui fait vague, Quand viendra la vague devient une matière à penser, à jouer, à déplacer. Une invitation à se demander ensemble ce qui nous relie quand tout menace de déborder.
Le matin, le texte circulera de main en main. L’après-midi, il passera par le théâtre, les voix et les présences, dans l’atelier porté par Maurine avec deux comédien·nes autour de sa mise en scène.
14h à 18h. Atelier Théâtre performatif « After » par Maurine Bouyala-Guieu
AFTER — quand les mots ne suffisent plus
Et si, après la vague, il ne restait plus que les corps pour essayer de se comprendre ?
Dans la continuité de l’arpentage du matin autour de Quand viendra la vague d’Alice Zeniter, cet atelier propose de prolonger le texte par le théâtre, le mouvement et la musique.
À partir de AFTER, pièce que Maurine crée autour de cette œuvre, nous entrerons dans une expérience de plateau comme dans un jeu étrange, presque social. Des êtres sont là. On ne connaît ni leur passé, ni leur avenir. Ils errent, cherchent à créer du lien, tentent de se parler, se perdent dans les mots. Mais les mots ne suffisent pas toujours à répondre à ce qui nous traverse.
Alors, peu à peu, les corps prennent le dessus.
La parole se fatigue, se trouble, s’éteint parfois. La musique devient un guide dans cette perte du langage. Elle déplace les présences, les met en mouvement, les anime, les fait réagir. Elle ouvre un autre espace de relation : moins explicatif, plus instinctif, plus fragile, plus immédiat.
L’atelier explorera ce qui se joue entre les êtres quand la parole ne suffit plus : les distances, les regards, les élans, les refus, les rapprochements, les malentendus, les tentatives de contact.
Dans cette rentrée qui fait vague, AFTER invite à chercher comment faire lien dans un monde débordé. Comment se comprendre sans tout expliquer ? Comment composer avec l’autre quand les mots échouent ? Comment laisser les corps inventer une autre langue commune ?
Un atelier pour traverser le théâtre comme une expérience de relation, de perte et de recomposition.
18h à 20h. Chaises musicales : Musique improvisée, jam ouverte à tous.tes

Mercredi 9 Septembre
10h à 13h. Atelier danse “Noyau d’une beauté fragile« par Sofía Valdiri Méndez — Cie Point de Suspensions
À l’écoute du mouvement :
Quand un mouvement apparaît-il ? Et que vient-il inventer ?
Avec Noyau d’une beauté fragile, Sofía Valdiri Méndez reprend le cœur de Beauté(s) fragile(s) pour en faire une forme condensée, portée par deux interprètes en situation de handicap. Une recréation qui interroge ce que les normes font aux corps, aux regards et à l’idée même de beauté.
Dans ce premier atelier, il s’agira d’approcher le mouvement avant même de vouloir le contrôler, l’expliquer ou le rendre beau.
Un élan, une respiration, un déséquilibre, un geste volontaire ou involontaire : tout peut devenir matière. Ce qui échappe, ce qui insiste, ce qui traverse le corps sans prévenir peut ouvrir une autre manière de créer.
À travers des pratiques d’improvisation, nous porterons attention à ce qui est déjà là : un tremblement, une direction, une tension, une suspension, une manière singulière de bouger. Le mouvement ne sera pas considéré comme une forme à corriger, mais comme une présence à écouter.
Dans cette rentrée qui fait vague, À l’écoute du mouvement invite à laisser apparaître des gestes qui ne cherchent pas à se conformer. Des gestes fragiles peut-être, mais vivants. Des gestes qui déplacent les regards et ouvrent d’autres perceptions. Un atelier pour sentir comment chaque corps invente sa propre écriture, et comment ce qui semblait accident, empêchement ou désordre peut devenir source de composition.
Sofía Valdiri Méndez est metteuse en scène, performeuse et directrice artistique de Point de Suspensions. À la croisée du théâtre et de la danse, elle développe une recherche sur les corps non normés, les perceptions singulières et l’élargissement de notre idée de la beauté.
14h à 18h. Atelier Théâtre Dansé « La Riposte » par Aurélie Imbert
Et si la plus belle des ripostes était de continuer à créer ?
Ce second temps prolonge l’exploration du matin en déplaçant le regard vers la question de la vengeance, de la résistance et de la riposte. À partir des matières recueillies ensemble — paroles, images, silences, souvenirs ou intuitions — les participant·es expérimentent une écriture collective où théâtre, danse et présence dialoguent.
Comment transformer une peur en geste ? Une absence en espace ? Une colère en énergie commune ? Une blessure en mouvement ?
Peu à peu, les corps composent une partition où la riposte ne signifie plus seulement affrontement, mais capacité à rester relié·es, à imaginer et à inventer malgré tout.
En écho à La Riposte, création présentée dans le cadre du focus franco-ukrainien du Festival d’Avignon, cet atelier fait du plateau un lieu d’hospitalité où les récits bouleversés retrouvent une respiration, une écoute et une puissance de transformation.
Dans l’esprit du Labo des Désirs, il ne s’agit pas de commenter le monde, mais de fabriquer un refuge où les histoires circulent, se transforment et deviennent des gestes de présence.


18h à 20h. Chaises musicales – Musique improvisée, jam
Un laboratoire sonore ouvert à tous.tes, où l’improvisation devient un terrain de rencontre, de circulation et de joie partagée.
Jeudi 10 Septembre
9h à 10h & 12h30 à 13h30 Training danse “Munz Floor“ par Barbara Sarreau
« La Travaill’heureuse » : un accompagnement d’une heure dans l’extrême lenteur avec la méthode MUNZ FLOOR®. Cette méthode est faite pour nous. Pour tout le monde. Nous qui avons un corps, enfin je l’espère encore ! Comment tous les jours, nous le respectons ? Techniciens, secrétaires, directeurs, acteurs, musiciens, circassiens, danseurs et autres …. Comment mobilisons-nous les chaînes musculaires croisées ? Libérer le corps des tensions musculaires, articulaires et nerveuses, permettant un ”reboot“ de la colonne. Après une heure, vous observerez les bienfaits sur la colonne vertébrale, les muscles et les fascias. Et sentirez les transformations de ce processus organique …

10h15 à 12h15. Atelier Danse ”La joie de reprendre appui“ par Barbara Sarreau
Et si ralentir permettait de retrouver le chemin du corps ?
Dans la continuité de sa pratique autour du Munz Floor et du mouvement lent, Barbara Sarreau propose un temps pour revenir au sol, à l’appui, au souffle, à ce qui circule sous les gestes habituels.
Ici, la danse commence presque imperceptiblement. Par une attention au poids, à la respiration, aux micro-mouvements, aux chemins intérieurs du corps. Peu à peu, quelque chose se dépose, se relâche, se remet en mouvement autrement.
Il ne s’agit pas de performer, ni de produire une forme spectaculaire. Il s’agit de sentir. De laisser le corps retrouver une présence plus organique, plus disponible, plus vivante. Une présence qui n’a pas besoin d’aller vite pour exister.
Dans cette rentrée qui fait vague, La joie de reprendre appui ouvre un espace de lenteur active : ralentir pour mieux percevoir, pour habiter autrement l’espace, pour écouter ce qui nous relie aux autres présences. Peu à peu, les gestes deviennent des traces discrètes, des courants souterrains, des manières de redessiner le paysage depuis le sol.
Un atelier pour reprendre souffle, reprendre corps, et laisser la lenteur devenir une puissance joyeuse de relation.


14h à 18h. Atelier Danse “Silence Extase » par Isadora Massoni de la Cie Ori.
Et si se dissoudre un instant permettait d’être plus présent·e au monde ?
Inspiré par la fumée, matière fluide, éphémère, insaisissable, cet atelier poursuit la recherche ouverte avec Silence Extase. Il ne s’agira pas de disparaître pour s’effacer, mais d’expérimenter une autre qualité de présence : plus poreuse, plus respirante, plus reliée.
Par le souffle, le mouvement et l’écoute du corps, nous chercherons ce moment fragile où les frontières entre nous et le monde semblent se suspendre. Un instant où l’on n’est plus seulement un corps séparé, mais un passage, un courant, un flux d’air traversé par ce qui l’entoure.
Dans cette rentrée qui fait vague, la danse devient une manière de quitter une forme trop fixe pour laisser émerger autre chose : une présence mouvante, singulière, incarnée, capable de se transformer sans se perdre.
À partir de la création Silence Extase de la Compagnie ORI, l’atelier invite à traverser la dissolution comme une puissance de métamorphose. Non pas disparaître moins, mais revenir autrement. Non pas s’absenter du monde, mais sentir comment le monde respire en nous.

19h à 22h. Chaises musicales « Ma parole » Jam ouverte à La Camaraderie
Et si la parole devenait une musique à partager ?
Les Chaises musicales quittent la Salle des mouvements pour s’installer à La Camaraderie, bar mobile et solidaire, lieu complice du quartier de la Belle de Mai.
Chaque jeudi, le Labo des Désirs y ouvre un espace où les voix, les rythmes, les mots et les instruments circulent librement. Une scène ouverte où l’on vient jouer, improviser, écouter, chanter ou simplement être là.
Ici, ni programme ni hiérarchie : les morceaux se construisent au fil des rencontres, textes et silences deviennent musique et les improvisations fabriquent du commun.
Viens avec ton instrument, ta voix, un texte, un poème, une chanson… ou simplement l’envie de partager un moment.
Vendredi 11 Septembre
10h à 13h. Atelier danse & performance “Noyau d’une beauté fragile« par Sofía Valdiri Méndez — Cie Point de Suspensions
Composer avec l’autre : Que devient un mouvement lorsqu’il rencontre celui d’un autre ?
Dans la continuité de l’atelier du mercredi, ce second temps prolonge la recherche autour de Noyau d’une beauté fragile, recréation de Beauté(s) fragile(s) qui sera présentée en octobre dans le cadre d’À Corps Perdus.
Après avoir écouté ce qui surgit dans le corps, il s’agira d’ouvrir le mouvement à la relation. Car un geste ne reste jamais tout à fait le même lorsqu’il est regardé, accompagné, soutenu, déplacé ou traversé par une autre présence.
À travers des pratiques d’improvisation, nous explorerons ce que l’autre transforme : par sa voix, son écoute, sa distance, son silence, sa proximité. L’autre pourra devenir un appui, une limite, un écho, une résistance, un trouble, une invitation.
Il ne s’agira pas de chercher l’accord parfait, mais de composer avec ce qui arrive entre les corps. Avec les écarts, les ajustements, les déséquilibres, les surprises. Avec cette matière fragile et puissante qu’est la relation.
Dans cette rentrée qui fait vague, Composer avec l’autre devient une manière de faire apparaître une beauté moins solitaire, moins lisse, moins attendue. Une beauté faite de présences qui se répondent, se déplacent et s’inventent ensemble. Un atelier pour transformer le mouvement en rencontre, et la rencontre en matière de composition.

14h–18h Atelier Danses-en-Trans avec Antonino Cerresia — Cie Essevesse
Et si la danse devenait un espace pour apparaître sans avoir à se conformer ?
Avec Danses-en-Trans, la Compagnie Essevesse ouvre un espace de mouvement pensé avec une attention particulière aux personnes trans, non-binaires ou en questionnement sur leur identité de genre.
Ici, aucune technique préalable n’est attendue, aucune beauté du geste n’est imposée, aucun corps n’a à entrer dans une norme pour prendre place. La danse devient un terrain d’exploration, de soin, d’expression libre et de composition collective.
L’atelier commencera par un temps de rencontre et de mise en mouvement : se retrouver, sentir son corps, entrer en relation avec les autres, éprouver la présence du groupe sans forcer, sans se comparer, sans chercher à correspondre à une forme attendue.
Puis viendra un temps de recherche chorégraphique : à partir de gestes simples, d’élans singuliers, de présences multiples, chacun·e pourra explorer sa manière d’écrire l’espace et de faire exister son mouvement. Les danses individuelles viendront peu à peu composer une matière commune. Dans cette rentrée qui fait vague, Danses-en-Trans affirme une joie essentielle : celle de pouvoir danser depuis là où l’on est, depuis le corps que l’on habite, depuis l’identité que l’on construit, traverse ou affirme.
Cet atelier ouvre aussi un chemin vers octobre : il prépare un nouveau temps de travail mené dans le cadre du Labo Prendre soin du monde, autour de la performance TRANScenDANCE, interprétée par six personnes trans lors du festival À Corps Perdus.
Un atelier pour déplacer les normes, faire groupe autrement, et laisser émerger une chorégraphie collective où chaque présence compte.

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Une vue d’ensemble sur les horaires :

Pour toute proposition concernant les chaises musicales (improvisations libres) merci de contacter Marine Quiniou à l’adresse mail suivante : marine@silex.email.

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