
Photo Jean-Claude Sanchis
En juin le Labo des Désirs fête sa 40e édition.
Quarante laboratoires traversés par des corps, des récits, des cris, des fêtes, des fragilités et des débordements. Quarante espaces ouverts pour chercher ensemble comment habiter le monde autrement, malgré sa violence, ses normes et ses épuisements.
Pour cette édition, le Labo explore ce qui nous permet de rester vivant·es.
Dans un monde qui accélère, isole et consume, les ateliers deviennent des refuges temporaires : des espaces où rire, ralentir, crier, danser, transmettre , respirer et inventer ensemble.
Pendant cinq jours, les formes se frottent à l’absurde, à l’effondrement, à la mémoire et au vivant.
On y croise le stand-up burlesque de Nés pour mourir, les débordements de Vivre en famille chez les clowns, les traversées écologiques et sensibles de Poseidonis, les figures de sorcières et de femmes de ménage de Sabbat, ou encore des récits de voyages, de mémoire et d’exil autour de la valise comme territoire intime.
Ici, la citoyenneté ne se limite pas au discours. Elle se fabrique dans les gestes, les récits, les matières vivantes et les prises de parole.
Dans la gueule du monde, le vivant déborde encore.
Et les rugissant·es aussi !
Lundi 1 Juin
10h à 13h. Atelier théâtre ”Dans la boite vide » par Anna Mattenberger / Anna M Production
Et si ce que l’on transporte disait déjà quelque chose de nous ?
Dans la boîte vide explore ce que l’on montre, ce que l’on cache, ce que l’on porte silencieusement d’un lieu à l’autre. Une boîte, une valise, un objet à déplacer : point de départ d’un travail théâtral autour de la mémoire, du récit, de l’absence et de la présence.
Que contient la boîte ? Faut-il vraiment qu’elle soit pleine ?
Et si le vide parlait déjà ?
À travers improvisations, jeux de présence et expérimentations scéniques, les participant·es seront invité·es à questionner ce qu’ils transportent avec eux : souvenirs, identités, héritages, exils intimes ou collectifs.
Comment raconter ce que l’on porte ? À qui le transmettre ? Que laisse-t-on derrière soi ?
L’atelier travaille la théâtralité minimale : un corps, un espace, une boîte. Un terrain simple pour faire surgir des récits, des tensions, des manières d’habiter le monde.
Dans la boîte vide interroge ce qui nous constitue au cœur d’un monde qui classe, déplace, enferme ou efface. Une recherche sensible autour des mémoires en circulation, des identités mouvantes et de ce que chacun·e tente de préserver, transmettre ou réinventer.
Un espace pour ouvrir les boîtes, déplacer les récits, et faire entendre ce qui déborde encore.


14h à 18h. Atelier théâtre ”Dans la boite vide » par Anna Mattenberger / Anna M Production
Et si ce que l’on transporte disait déjà quelque chose de nous ?
Dans la boîte vide explore ce que l’on montre, ce que l’on cache, ce que l’on porte silencieusement d’un lieu à l’autre. Une boîte, une valise, un objet à déplacer : point de départ d’un travail théâtral autour de la mémoire, du récit, de l’absence et de la présence.
Que contient la boîte ? Faut-il vraiment qu’elle soit pleine ?
Et si le vide parlait déjà ?
À travers improvisations, jeux de présence et expérimentations scéniques, les participant·es seront invité·es à questionner ce qu’ils transportent avec eux : souvenirs, identités, héritages, exils intimes ou collectifs.
Comment raconter ce que l’on porte ? À qui le transmettre ? Que laisse-t-on derrière soi ?
L’atelier travaille la théâtralité minimale : un corps, un espace, une boîte. Un terrain simple pour faire surgir des récits, des tensions, des manières d’habiter le monde.
Dans la boîte vide interroge ce qui nous constitue au cœur d’un monde qui classe, déplace, enferme ou efface. Une recherche sensible autour des mémoires en circulation, des identités mouvantes et de ce que chacun·e tente de préserver, transmettre ou réinventer.
Un espace pour ouvrir les boîtes, déplacer les récits, et faire entendre ce qui déborde encore.
19h à 21h. Chaises musicales – Jam ouverte
Le Labo des désirs ouvre un espace de jeu et d’écoute partagée avec Chaises musicales. Une jam ouverte, vivante, où les sons circulent librement et se composent en temps réel.
Les lundis, les Chaises musicales invitent Yessaï , collectif de percussions et de Rythme Signé, pour faire vibrer le Petit Cab.
Yessaï est un collectif de percussions et de Rythme Signé. On compose ensemble, en temps réel, guidé·es par des gestes simples. Pas de partitions, juste de l’écoute, du rythme et beaucoup de plaisir à jouer ensemble.
Le Rythme Signé est un langage gestuel qui permet de créer la musique en direct. Un·e directeur·rice de jeu impulse, oriente, transforme. Les signes modulent le rythme, l’intensité, la hauteur, la texture du son.
Viens comme tu es, avec ton instrument, ta voix, ton groove.
Percussions fournies sur place !
Un laboratoire sonore ouvert à toustes, où l’improvisation devient un terrain de rencontre, de circulation et de joie partagée.

Mardi 2 Juin

10h à 13h. Atelier Écriture & Performance . Arpentage du livre «Le rire de la méduse» de Hélène Cixous par Jean-Marc Jugant
Cet atelier propose un arpentage du texte fondateur Le Rire de la Méduse d’Hélène Cixous, dans la lignée des pratiques d’éducation populaire issues des cercles ouvriers du XIXe siècle. Le livre est ouvert, partagé, fragmenté : chacun·e s’empare de passages pour les lire, les faire résonner, les transformer. La lecture devient collective, vivante, traversée et la déconstruction le point de départ d’une performance commune.
« Écris-toi : il faut que ton corps se fasse entendre. »
Dans ce texte manifeste, Hélène Cixous appelle les femmes à écrire depuis leur corps, à faire surgir une langue libre, indocile, affranchie des normes et des silences imposés. À partir de fragments du texte, nous explorerons une écriture de plateau où les mots circulent, se déplacent, se mettent en mouvement.
Voix, corps, rythmes et gestes deviennent matière à composition.
L’arpentage se transforme peu à peu en expérience performative : une mise en espace collective où la parole s’incarne, se partage, s’amplifie.
Un temps pour lire autrement, écrire ensemble, et faire du langage un acte vivant.
14h à 18h. Atelier Clown “Vivre en famille chez les clowns” par Jerôme Vallot / Cie Le moment présent
Et si le clown devenait une manière de faire famille autrement ?
À partir de la création Quatrième B, duo clownesque autour de retrouvailles entre deux anciens camarades de collège, cet atelier explore des formes de relations fondées non sur le pouvoir ou la domination, mais sur l’écoute, l’empathie et le jeu partagé. Ici, pas de clown blanc qui commande ni d’auguste qui obéit. Les clowns avancent côte à côte. Ils traversent ensemble des élans contradictoires, des maladresses, des joies absurdes, des peurs et des débordements. Ils se soutiennent, se contaminent, se désaccordent parfois, mais continuent à faire lien.
Car si le citoyen est une personne qui a des droits et des devoirs, alors le clown est peut-être un très mauvais citoyen : il a tous les droits et aucun devoir. Il déborde les cadres, refuse les bonnes manières, détourne les règles du jeu et transforme l’échec en puissance de liberté.
À travers des improvisations et des exercices collectifs, les participant·es seront invité·es à :
– réveiller l’énergie joyeusement excessive propre au clown
– explorer différents états émotionnels et leur circulation dans le groupe
– expérimenter des relations de jeu sans hiérarchie ni domination
– construire des rencontres clownesques fondées sur l’écoute, le plaisir et la présence
L’atelier devient un espace pour chercher d’autres manières d’être ensemble. Une fabrique fragile et joyeuse du commun, où le rire, le raté et l’absurde ouvrent des espaces de respiration dans un monde qui pousse trop souvent à la compétition et à l’isolement. Un temps pour déborder ensemble, et laisser le vivant reprendre sa place dans le jeu.
18h à 20h. Chaises musicales : Musique improvisée, jam ouverte à tous.tes

Mercredi 3 Juin

10h à 13h. Atelier Stand up burlesque “Né pour mourir” par Fakhredine Habhab
Et si monter sur scène, c’était accepter de laisser mourir quelque chose ?
Né pour mourir explore le stand-up et le burlesque comme des terrains de transformation. Un espace où l’on joue avec ses identités, ses contradictions, ses excès et ses failles pour faire surgir une présence plus libre, plus vivante, plus instable aussi. Au cœur de l’atelier : l’énergie et le rythme.
Cette manière qu’a un corps d’entrer dans l’espace, de capter une attention, de faire exister une voix avant même les mots. Car ce qui accroche d’abord, ce n’est pas seulement une histoire : c’est une présence. Une intensité. Une manière d’occuper le vide.
À travers improvisations, jeux d’états et expérimentations scéniques, les participant·es seront invité·es à :
– explorer différentes qualités d’énergie et de rythme
– travailler la présence immédiate du corps et de la voix
– jouer avec les changements d’états émotionnels
– expérimenter l’écriture scénique, le stand-up ou la prise de parole burlesque
Ici, il ne s’agit pas de “bien jouer”, mais d’oser se déplacer. Quitter les versions figées de soi-même, laisser apparaître d’autres intensités, d’autres manières d’être au monde. Né pour mourir devient un espace où l’on transforme le trouble, le décalage et l’absurde en matière vivante. Une façon de rire dans la gueule du monde — et de reprendre souffle ensemble.
14h à 18h. Atelier Théâtre & Danse en apnée “Danser le souffle du vivant” par Cécile Peyrot et Sofiane Benyahia
Et si respirer devenait un acte de présence au monde ?
À la croisée du théâtre, du mouvement et de l’apnée, cet atelier propose une traversée sensible autour du vivant — terrestre, marin, intime. Une exploration des liens invisibles qui nous relient aux éléments, aux autres et à nous-mêmes.
Guidé·es par Cécile Peyrot, comédienne et co-autrice du spectacle Anthropo-scenes, et Sofiane Benyahia, artiste-performer en apnée, les participant·es seront invité·es à ralentir, écouter, ressentir autrement.
À travers le souffle, le mouvement et des explorations corporelles inspirées des cycles naturels, l’atelier questionne notre manière d’habiter un monde fragilisé. Que reste-t-il lorsque l’on suspend le rythme habituel ? Que perçoit-on quand le corps cesse de lutter pour simplement être présent ?
Entre immersion sensorielle, intériorité et mise en mouvement, les participant·es exploreront :
– le lien du corps à l’eau et aux saisons
– la respiration comme espace de conscience et de transformation
– les circulations entre énergies féminines et masculines
– une présence plus poreuse, plus attentive, plus vivante
Dans l’esprit du Labo de juin, Danser le souffle du vivant ouvre un refuge temporaire face à l’accélération du monde. Un espace pour ralentir ensemble, retrouver une écoute sensible et réinventer notre manière d’être relié·es au vivant.


18h à 20h. Chaises musicales – Musique improvisée, jam
Un laboratoire sonore ouvert à tous.tes, où l’improvisation devient un terrain de rencontre, de circulation et de joie partagée.
Jeudi 4 Juin
10h à 13h. Atelier Théâtre & Danse en apnée “Danser le souffle du vivant” par Cécile Peyrot et Sofiane Benyahia
Et si respirer devenait un acte de présence au monde ?
À la croisée du théâtre, du mouvement et de l’apnée, cet atelier propose une traversée sensible autour du vivant — terrestre, marin, intime. Une exploration des liens invisibles qui nous relient aux éléments, aux autres et à nous-mêmes.
Guidé·es par Cécile Peyrot, comédienne et co-autrice du spectacle Anthropo-scenes, et Sofiane Benyahia, artiste-performer en apnée, les participant·es seront invité·es à ralentir, écouter, ressentir autrement.
À travers le souffle, le mouvement et des explorations corporelles inspirées des cycles naturels, l’atelier questionne notre manière d’habiter un monde fragilisé. Que reste-t-il lorsque l’on suspend le rythme habituel ? Que perçoit-on quand le corps cesse de lutter pour simplement être présent ?
Entre immersion sensorielle, intériorité et mise en mouvement, les participant·es exploreront :
– le lien du corps à l’eau et aux saisons
– la respiration comme espace de conscience et de transformation
– les circulations entre énergies féminines et masculines
– une présence plus poreuse, plus attentive, plus vivante
Dans l’esprit du Labo de juin, Danser le souffle du vivant ouvre un refuge temporaire face à l’accélération du monde. Un espace pour ralentir ensemble, retrouver une écoute sensible et réinventer notre manière d’être relié·es au vivant.
18h à 20h. Chaises musicales : Musique improvisée, jam ouverte à tous.tes


14h à 18h. Atelier Théâtre physique « SABBAT » par Anahi Guevara / Cie Ardiente
Et si les gestes imposés devenaient des gestes de révolte ?
SABBAT explore les figures féminines marginalisées, invisibilisées ou redoutées : lavandières, sorcières, pleureuses, femmes assignées au soin, au silence ou au travail domestique. À partir de ces mémoires collectives, ce premier atelier ouvre une recherche autour des corps féminins que l’histoire a voulu discipliner, faire taire ou rendre invisibles.
À partir de gestes simples issus des tâches domestiques – laver, frotter, porter, essorer – les participant·es explorent comment ces mouvements du quotidien peuvent devenir matière scénique, rythme collectif et espace de transformation.
La séance débute par un temps de rencontre autour du projet et d’un partage collectif : quelles figures féminines révoltées nous inspirent aujourd’hui ? Peu à peu, le groupe construit une écoute commune à travers un travail de présence, de rythme et de disponibilité du corps. Par le théâtre physique, le chœur et l’improvisation, les gestes quittent leur fonction utilitaire pour devenir langage collectif. La répétition fait émerger des figures nouvelles, des présences indociles, des corps qui débordent leurs rôles assignés.
Nourri par le texte Mon corps est ma manifestation d’Angélica Liddell, l’atelier traverse des états de tension, de résistance et de débordement. Entre actions ritualisées, explorations libres et improvisations textuelles, SABBAT cherche comment transformer la mémoire des gestes invisibles en puissance collective.
Le corps devient ici un territoire sensible et politique. Un lieu où quelque chose insiste encore, résiste et cherche à apparaître.
18h à 20h. Chaises musicales – Musique improvisée, jam
Un laboratoire sonore ouvert à tous.tes, où l’improvisation devient un terrain de rencontre, de circulation et de joie partagée.
Vendredi 5 Juin
9h à 10h & 12h30 à 13h30 Training danse “Munz Floor“ par Barbara Sarreau
« La Travaill’heureuse » : un accompagnement d’une heure dans l’extrême lenteur avec la méthode MUNZ FLOOR®. Cette méthode est faite pour nous. Pour tout le monde. Nous qui avons un corps, enfin je l’espère encore ! Comment tous les jours, nous le respectons ? Techniciens, secrétaires, directeurs, acteurs, musiciens, circassiens, danseurs et autres …. Comment mobilisons-nous les chaînes musculaires croisées ? Libérer le corps des tensions musculaires, articulaires et nerveuses, permettant un ”reboot“ de la colonne. Après une heure, vous observerez les bienfaits sur la colonne vertébrale, les muscles et les fascias. Et sentirez les transformations de ce processus organique …

10h15 à 12h15. Atelier Danse ”Corps en présence“ par Barbara Sarreau
Et si ralentir devenait une manière de résister ?
Dans la continuité de sa pratique autour du Munz Floor et du mouvement lent, Barbara Sarreau propose un espace d’exploration où le corps retrouve une autre qualité de présence. Un temps pour écouter ce qui circule sous les automatismes, laisser émerger un mouvement plus organique, plus disponible, plus vivant.
À travers des traversées sensibles mêlant respiration, attention au poids, lenteur et mouvement dansé, les participant·es sont invité·es à habiter pleinement leur corps et à entrer en relation autrement avec l’espace, les autres et les rythmes qui les entourent.
Ici, il ne s’agit pas de performer mais d’apparaître. Faire exister des corps souvent sommés d’aller vite, de produire, de se conformer. Explorer une présence simple, fragile et puissante à la fois.
Peu à peu, les gestes deviennent des traces discrètes dans l’espace. Une manière de redessiner le paysage par l’écoute, la lenteur et l’attention collective.
Dans l’esprit du Labo de juin, Corps en présence ouvre une réflexion sensible sur notre façon d’habiter le monde : comment ralentir ensemble ? Comment faire place à des présences plus poreuses, plus attentives, plus vivantes ?


14h15 à 18h. Atelier Théâtre physique « SABBAT » par Anahi Guevara / Cie Ardiente
Ce second atelier approfondit la recherche amorcée la veille autour des gestes invisibilisés, des corps révoltés et du rituel comme espace de transformation collective.
À partir des matières récoltées — gestes, voix, rythmes, états, fragments de textes et images — les participant·es développent une écriture collective où le théâtre physique, le chœur et l’improvisation deviennent des outils pour faire surgir des présences puissantes, archaïques et profondément contemporaines.
Le travail explore les fractures du rythme, les tensions entre individuel et collectif, et la manière dont les corps peuvent occuper l’espace autrement. Tissus, sceaux, eau et matières deviennent des partenaires de jeu, ouvrant un terrain performatif où les gestes domestiques se déplacent peu à peu vers des formes de résistance poétique et politique.
Entre compositions chorales, actions ritualisées et paroles improvisées, SABBAT cherche comment transformer les corps que l’histoire a voulu discipliner ou faire taire en forces vivantes, indociles et collectives.
Dans l’esprit du Labo de juin, ces deux journées interrogent les corps que l’histoire a voulu discipliner, faire taire ou rendre invisibles et cherchent comment les remettre en mouvement ensemble.
Anahi Guevara
Metteuse en scène et performeuse, Anahi développe un travail à la croisée du théâtre physique, de la performance et du rituel. Cofondatrice de la Cie Ardiente, elle crée des formes immersives mêlant corps, matières et chœurs pour l’espace public et les lieux non dédiés. Sa recherche actuelle autour des figures de sorcières explore les liens entre mémoire collective, gestes du quotidien et puissance des corps en résistance.
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Une vue d’ensemble sur les horaires :

Pour toute proposition concernant les chaises musicales (improvisations libres) merci de contacter Marine Quiniou à l’adresse mail suivante : marine@silex.email.

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